MULAC coulé, place à la sobriété pour le musée

Le projet d'un nouveau bâtiment pour le musée de LLN a enfin sombré en raison de son coût gigantesque.
Une occasion de réfléchir à des alternatives plus économes, pour les finances publiques et de l'université et surtout pour la planète !
Ainsi, il est aujourd'hui question d'installer le musée dans l'actuel bâtiment de la bibliothèque des sciences, « oeuvre majeure de l'architecte Jacqmain »(*).


(*) « Sur la place des Sciences, s'élève la Bibliothèque des Sciences Exactes et des Technologies (1973), œuvre majeure de l’architecte Jacqmain, qui servit longtemps d’emblème à la ville. Le bâtiment rompt avec les volumes du reste de la place pour émerger de l'ensemble. Trois balcons s'avancent sur la place, tels de grands personnages, renforçant la présence du bâtiment. Construite en béton sur 6 niveaux, la Bibliothèque des Sciences compte plus de 49.000 ouvrages de référence. ». Source : olln.be



La SNCB a son permis ...

Permis attribué le 20 février 2012 à la SNCB pour la construction d'un parking de 3300 places sur 5 niveaux

-le permis (2,5 Mo)

- annexes (2,5 Mo)

Extension esplanade : Quand le monstre sommeille...

Voilà  un bon moment que le diamant de W&co, sorti comme un diable de sa boîte en novembre 2010, ne fait plus parler de lui. Enterré ? Ou en élaboration souterraine avant de revenir sur la table, tout ficelé, comme une évidence que nous n'aurions plus qu'à admettre ?

Malgré la situation économique, sociale et environnementale actuelle, la deuxième option est plus probable.
Un récent communiqué de presse du mpOC (mouvement politique des objecteurs de croissance) nous rappelle qu'ici, à OLLN, comme ailleurs en Belgique et dans le monde, les projets pharaoniques de centres commerciaux  poursuivent leur absurde prolifération.


Parallèlement, les mobilisations citoyennes et politiques se multiplient également, comme pour Uplace ("is not Myplace" disent les opposants), et se poursuivent courageusement dans la durée comme à Verviers.
Inter-Environnement Wallonie et Inter-Environnement Bruxelles publient et agissent également régulièrement sur cette question. Même au niveau strictement économique, ces projets sont douteux, comme l'indique la critique du projet Uplace par l'un des acteurs et promoteurs de ce modèle de développement économique,dans un récent article du vif.

Vigilance et action citoyennes semblent donc deux indispensables pour éviter d'être mis devant des faits accomplis.

Dégâts collatéraux : qui paie la note ?

Du désenfumage des voiries à l'ombre d'Apogia


"C’est le plus gros investissement de la Ville dans son budget 2012 : le désenfumage des voiries souterraines coûtera 12 millions." (L'Avenir, 14 janvier 2012)


En ce début d'année, le citoyen néolouvanistes et ottintois apprend que 12 millions d'euros publics* devront être investis pour assurer le désenfumage des voiries souterraines de LLN... qui aurait été rendu nécessaire par l'agrandissement de la dalle pour l'Esplanade.
Cherchez l'erreur.
Ce "petit détail" n'aurait-il pas dû être anticipé lorsque le projet de l'Esplanade a été envisagé ? Nos élus doivent maintenant tenter de négocier une participation du privé... et du secteur public, nous dit aussi l'article, bref, à nouveau celle du citoyen.

Cela soulève d'autres questions par ricochet par rapport à d'autres projets d'ampleur... Prenons un exemple au hasard (mais il y en a d'autres !) : le projet de centre sportif de haut niveau, Apogia. Bombardés par une campagne de pub (tiens au fait, ça aussi ça a un coût... lequel et supporté par qui ?), nous avons été largement invités à cliquer "OUI, je soutiens le projet Apogia" mais, sur le site de cette campagne, pas un espace pour poser des questions... Un grand appel à se manifester... si c'est dans le sens du poil uniquement. Pas d'information globale, ni d'espace de discussion, encore moins de consultation ou de concertation...
Mais revenons à nos moutons. Les impacts de ce projet sur la commune et ses habitants (en terme de mobilité notamment) ont-ils été évalués ? Les aménagements périphériques qu'un tel projet induira certainement ont-ils été pris en compte et inclus dans le budget du projet, si attractif par rapport à celui de Liège ? Ou aurons-nous encore de mauvaises surprises, dans le cas où ce centre destiné à une élite devrait être estimé par les décideurs comme prioritaire en ces temps d'austérité ?

*à ces 12 millions devraient être ajoutés ceux qui ont servi à financer l'étude du système de désenfumage.

Plus de parkings pour moins de trains

Un pied de nez à la mobilité durable

Alors que la SNCB vient de confirmer ses mesures d'économies impliquant la suppression de 170 trains, et que les TEC réfléchissent dans le même sens, le dossier de demande de permis unique pour le parking-relais à LLN est toujours à l'étude à la Région. Urbaverkoi rappelle ses interpellations et inquiétudes.

Ce collectif citoyen se veut en faveur d'un aménagement du territoire pour un habitat et une mobilité accessibles à tous et aux impacts environnementaux minimalisés.
Il est dès lors favorable au développement du RER et à la densification autour des gares, mais pas à n'importe quelles conditions.
Il remet donc en cause le projet de parking-relais de LLN tel que conçu et suggère des alternatives.

Ce projet âgé de près de dix ans n'a pas été réévalué à la lumière des enjeux d'aujourd'hui, dont ceux liés au pic de pétrole et aux changements climatiques en cours. Il ne comporte aucune vision à long terme, notamment en terme de réaffectation possible de ces 5 niveaux enterrés. L'empreinte qu'il laissera sera pourtant indélébile.
Il ne tient pas compte des parkings existants à LLN (plus de 1.000 emplacements libres dans un rayon de 400m de la gare dont la moitié juste à côté des quais).
Ses accès, point sensible s'il en est, n'ont toujours pas fait l'objet d'une demande de permis de la part du SPW, alors que l'enquête publique pour le parking seul s'est achevée en juin dernier.
Ni la SNCB ni le bureau d'études ne sont à même de fournir une argumentation de son dimensionnement. Les calculs effectués par Inter-Environnement Wallonie démontrent pourtant qu'il est deux fois trop grand.
De plus, ses effets pervers n'ont pas été étudiés. L'étude d'incidences évoque simplement un probable effet d'appel : les places libérées sur l'autoroute par les navetteurs la quittant pour rejoindre le parking et le RER à LLN seraient potentiellement récupérées par des habitants de la région qui abandonneraient le train pour se remettre au volant...
Elle n'aborde même pas un autre effet pervers : la possibilité de se garer facilement à proximité de la gare RER pourrait inciter des navetteurs à s'y rendre en voiture plutôt qu'à pied, à vélo, ou en train à partir d'une gare trop peu (ou plus) desservie.

Or, ce projet s'inscrit dans un contexte où la SNCB ne peut donner aucune garantie sur la qualité du service RER. Ainsi, en octobre 2010, elle promettait 6 trains par heure en heure de pointe à la gare de LLN ; en mai 2011, elle redescendait à 4 ! Pourtant, des études prouvent que le temps d'attente entre deux modes de transport est bien plus déterminant que le temps de marche, maîtrisé par le navetteur.
C'est donc bien la qualité du service (des trains comme des autres transports en commun qui peuvent y mener) qui assurera, ou non, la réussite du RER. Les investissements de la SNCB semblent faire un pied de nez à cette évidence. Cette légèreté pourrait pourtant coûter très cher à la collectivité et au citoyen, par les investissements publics qu'elle induit et le coût environnemental porté par tous, bien que très inéquitablement.

Les alternatives ont été insuffisamment – voire pas du tout – étudiées.
C'est pourquoi Urbaverkoi appelle encore à ce que ce projet soit suspendu et remis sur le métier, avec des priorités cohérentes en terme de mobilité et d' « habiter » durables, au sens non galvaudé du terme, c'est-à-dire équilibrés tant des points de vue économique qu'environnemental, social et culturel. Cela donnerait ici :
* un projet de plate-forme multimodale globale donnant la priorité absolue aux modes doux et aux transports en commun.
* une utilisation cohérente des parkings souterrains existants.
* si cela s'avère nécessaire uniquement, la construction d'un parking judicieusement dimensionné et partiellement hors-sol juste de l'autre côté de la N4, soit à 400 mètres des quais (alors que la gare des bus en est elle distante de 600 mètres).

Cette localisation alternative permettrait de réduire fortement les impacts environnementaux directs du parking, sur la nappe phréatique (l'imperméabilisation de 23.000m2 au-dessus de cette nappe phréatique importante et sensible entraînerait un risque de pollution et un moindre réapprovisionnement.), sur la qualité de l'air et de l'environnement sonore... Il serait aussi possible de le concevoir modulable, c'est-à-dire reconvertible dans le cas probable où son occupation diminuerait avec l'accentuation des effets du pic de pétrole (mais aussi extensible le cas échéant)...
La zone prévue actuellement pourrait alors être consacrée au développement d'un véritable éco-quartier tel que le quartier Vauban de Fribourg. Il est utile de rappeler en effet que la contrainte de construire un quartier sur la dalle du parking-relais est utilisée par ses promoteurs comme argument pour justifier une densité démesurée (230 logements à l'hectare sans compter les commerces et bureaux) et que le surcoût sera répercuté sur les acheteurs ainsi économiquement sélectionnés.
Un éco-quartier « au sol » offrirait au contraire des possibilités d'auto-construction et d'auto-promotion innovantes et une empreinte écologique résolument faible.

Nimby or not Nimby...

Au-delà des mots...

Plus d'une fois, Urbaverkoi et ses membres se sont vu affublés du sobriquet de Nimbyste, sur le front ou sur le dos. Un moyen aisé et déplacé de ranger dans l'armoire des questions gênantes ?

Pour ceux pour qui cet acronyme n'est pas encore familier, Nimby signifie « Not In My BackYard » ou, en français, « Pas dans mon jardin »
Nous serions plutôt tentés d'en créer une nouvelle version, une version qui correspondrait mieux au citoyen qui voit plus loin que le bout de son jardin. Un citoyen que se préoccupe des choix posés en matière d'urbanisme, d'aménagement du territoire et de mobilité, parce que ceux-ci laissent une empreinte trop souvent encore écrasante et indélébile sur l'environnement. Empreinte qui sera laissée en héritage aux générations futures.
C'est donc l'heure du «Noop » ou « Not On Our Planet ». Un acronyme qui veut mettre un stop aux projets pensés dans une logique de court terme et prenant insuffisamment en compte le contexte environnemental et socio-économique actuel, nous menant vers une impasse à moyen ou long terme. 

Ainsi, Urbaverkoi est effectivement né dans le quartier jouxtant le projet de parking relais pour le RER, d'un mouvement d'opposition à ce projet. Une opposition à un projet pensé il y a près de dix ans et qui se doit, selon nous, d'être revu aujourd'hui à la lumière du pic de pétrole, des changements climatiques, du fossé qui se creuse au niveau social, ... et de leurs impacts actuels et à venir.
Urbaverkoi ne remet pas en question le développement du RER ni la densification autour des gares.
Ce qu'il remet en question, ce sont les projets pharaoniques et de prestige dont les effets pervers potentiels et les possibilités de reconversion ou de rénovation à long terme ne sont même pas envisagées. 
Du point de vue de la mobilité, il demande l'inversion des tendances actuelles qui donne priorité absolue à l'automobile et au développement d'infrastructures plutôt qu'aux modes de déplacements doux et aux transports en commun et à la qualité et l'accessibilité des services offerts par ceux-ci. 

Soutenue par des dizaines de personnes de tous les quartiers de LLN et aussi d'Ottignies, la « cellule active » de ce collectif est encore, il est vrai, en bonne part constituée de riverains du projet à l'origine de son émergence. Celui-ci concentre de grands enjeux et un grand potentiel et mérite donc que l'on s'y attarde. 
Alors pourquoi tant de riverains ? L'action citoyenne demande d'investir du temps et de l'énergie, dans l'analyse des dossiers notamment. Et les rapports de force ne sont pas en faveur du citoyen qui doit ajouter cette tâche, contrairement aux demandeurs et aux bureaux d'étude, à sa vie professionnelle, familiale,... 
Pour garder le cap et la volonté de s'engager, cela aide donc d'avoir les aberrations sous le nez, au fond de son jardin.

Nous en profitons aussi pour vous inviter, vous citoyen qui vous reconnaissez dans l'orientation d'Urbaverkoi, à nous rejoindre dans cette aventure.

Et, en attendant, mieux vaut en rire.

Pour empiler des cubes, on commence par le bas : du parking relais, son quartier, « ses jardins »

Accentuant l'impression de mascarade pseudo-démocratique laissée par une succession d'études et d'enquêtes publiques décousues, l'enquête publique pour la demande de permis d'urbanisme pour le  parc nommé « Jardins de la Courbevoie » s'est achevée le samedi 10 septembre (lire l'avis d'Urbaverkoi). Tout comme dans le dossier de demande de permis de lotir pour le quartier Courbevoie, on pouvait lire dans ce dossier que le projet de parking (RER + quartier Courbevoie) n'allait plus subir que de « minimes modifications ». 

Assertion pour le moins étonnante quand on sait que ce gros dossier-là est toujours à l'étude à la Région wallonne et qu'une pièce fondamentale du puzzle manque encore à ce jour : aucune demande de permis n'a encore été introduite par le SPW pour les voies d'accès à ce parking.

Nous ne pouvons nous empêcher de rappeler également que nombre de citoyens, individuellement ou collectivement (voir notamment sur ce blog les avis de l'Association des Habitants de LLN, d'Urbaverkoi, Inter-Environnement Wallonie, et de quelques habitants) ont soulevé des questions de fond sur ce projet, allant de ses accès, à sa pertinence en passant par son dimensionnement ou son emplacement. 

Contrairement à ce nous avons pu lire dans la presse au moins de juin (http://www.lavenir.net), il ne s'agissait d'ailleurs pas, pour Urbaverkoi, de simplement poser des questions mais bien de s'opposer au projet en l'état. Ce projet, pensé il y a près de dix ans, doit en effet, selon nous, être revu à la lumière du contexte environnemental et socio-économique actuel. A quand un vrai débat?
En attendant, mieux vaut en rire :-)